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Ce qu’il faut vérifier avant de commencer le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent consiste à limiter les horaires de prise alimentaire et ne convient pas à tout le monde. Il ne règle pas automatiquement la qualité ou la quantité des repas et peut être dangereux pour les personnes prenant des médicaments, en période de croissance, enceintes ou allaitantes.

Ce qu’il faut vérifier avant de commencer le jeûne intermittent

Comment modifier ses horaires de repas

Le jeûne intermittent comprend notamment la restriction de la période quotidienne durant laquelle on mange et la réduction des apports certains jours de la semaine. Le format 16:8 n’est pas nécessairement meilleur. L’essentiel est de pouvoir le maintenir sans nuire aux repas en famille, aux horaires scolaires ou professionnels, ni au sommeil.

Effets connus et questions encore ouvertes

Certaines personnes peuvent perdre du poids parce que la réduction de la période où elles mangent entraîne une diminution de leurs apports totaux. Cependant, les preuves chez l’être humain restent insuffisantes concernant le maintien du poids à long terme, la prolongation de la durée de vie ou la prévention des maladies. Les seules explications biologiques, comme l’autophagie, ne permettent pas de garantir un bénéfice individuel pour la santé.

Quand ne pas commencer seul

Les personnes enceintes ou allaitantes, en période de croissance, ou souffrant actuellement ou ayant souffert de troubles du comportement alimentaire doivent d’abord consulter un professionnel de santé. En cas de diabète traité par insuline ou par des médicaments qui abaissent la glycémie, le risque d’hypoglycémie et de déshydratation pendant le jeûne impose que les médicaments et les horaires des repas soient ajustés par un professionnel de santé.

Commencer progressivement et sans trop de contraintes

Commencez par réduire les collations tardives et prolonger légèrement le jeûne nocturne habituel. Pendant les repas, consommez de manière équilibrée des protéines, des légumes, des céréales complètes et des matières grasses, sans compenser par des crises de boulimie. Buvez de l’eau, mais il n’est pas nécessaire de prendre de grandes quantités de sel ou de compléments d’électrolytes de votre propre initiative.

Connaître les signes qui doivent faire arrêter

Arrêtez le jeûne en cas d’étourdissements persistants, de sensation d’évanouissement, de maux de tête intenses, de tremblements, de confusion ou de crises de boulimie répétées. Si vous êtes diabétique, suivez les modalités de mesure de la glycémie et les critères d’arrêt définis par votre professionnel de santé. Si l’inconfort persiste, une alimentation régulière peut être plus adaptée que le jeûne.

Comment suivre ses effets

Pendant deux semaines, notez brièvement vos horaires de repas, votre sommeil, votre faim, votre humeur et vos performances physiques. Ne vous limitez pas au poids et vérifiez que votre quotidien n’en pâtit pas. Avant de prolonger encore la période de jeûne, donnez la priorité à des horaires et à une composition des repas que vous pouvez réellement respecter.

Conclusion

Commencez par noter vos horaires de repas habituels pendant une semaine, puis réduisez les repas tardifs afin de vérifier si un jeûne nocturne de 12 heures est possible. Si vous prenez des médicaments, êtes enceinte ou allaitez, ou avez des antécédents de troubles du comportement alimentaire, consultez un professionnel de santé avant de commencer. En cas d’étourdissements, de tremblements ou de crises de boulimie, n’allongez pas davantage la période de jeûne et arrêtez.