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🏥 Guide des bilans de santé par âge

Ce guide présente des recommandations de bilans de santé adaptées à l’âge et au sexe afin de favoriser la détection précoce des maladies et leur prévention.

Ce guide est basé sur le système national de bilan de santé de la Corée du Sud
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L’importance des bilans de santé réguliers

Les bilans de santé réguliers sont le moyen le plus efficace de détecter les maladies tôt et d’augmenter les chances de succès du traitement. En particulier pour des affections fréquentes chez les Coréens, comme le cancer de l’estomac, le cancer colorectal et le cancer du poumon, un dépistage précoce peut permettre d’atteindre des taux de survie à 5 ans supérieurs à 90 %, alors qu’une découverte tardive réduit fortement les chances de survie. La Corée du Sud dispose de l’un des meilleurs systèmes de dépistage au monde, permettant à tous les citoyens d’effectuer des bilans à moindre coût. Les examens ne servent pas seulement à identifier des maladies, ils offrent aussi l’occasion d’encourager de meilleures habitudes de vie. Avec l’âge, le risque de maladie augmente, ce qui rend un dépistage complet de plus en plus important après 40 ans. Les personnes ayant des antécédents familiaux devraient consulter un médecin afin de déterminer si des examens supplémentaires sont nécessaires.

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Comprendre le dépistage national

Le programme national de dépistage de la Corée, géré par le Service national d’assurance maladie, couvre les assurés salariés et régionaux. Les bilans de santé généraux ont lieu tous les deux ans, les salariés de bureau y ayant droit tous les deux ans et les non-salariés de bureau chaque année. Les bénéficiaires reçoivent une notification annuelle par courrier ou par SMS et peuvent utiliser l’un des quelque 10 000 centres de dépistage désignés dans tout le pays. Le dépistage général comprend les mesures physiques, la pression artérielle, les analyses de sang, les analyses d’urine et les radiographies thoraciques, tandis que le dépistage des cancers couvre séparément l’estomac (40 ans et +), le colorectal (50 ans et +), le foie et le poumon (à risque élevé), ainsi que les cancers du sein et du col de l’utérus (femmes). Le dépistage général est entièrement pris en charge et le dépistage du cancer n’entraîne qu’un reste à charge de 10 %.

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Analyse détaillée des dépistages selon l’âge

Entre 20 et 30 ans, un bilan de santé de base suffit souvent, mais les femmes devraient commencer le dépistage du cancer du col de l’utérus tous les deux ans dès 20 ans. La quarantaine marque le début de l’apparition de certaines maladies, ce qui nécessite une gastroscopie régulière, une coloscopie et des échographies abdominales, tandis que les femmes doivent passer une mammographie tous les deux ans. Dans la cinquantaine, l’incidence des cancers augmente fortement, ce qui impose un dépistage complet des cancers de l’estomac, du colorectal, du poumon et du foie, et les fumeurs devraient bénéficier d’un scanner thoracique faible dose tous les deux ans. À partir de 60 ans, une attention particulière est requise pour les maladies cardiovasculaires et l’ostéoporose. Les personnes ayant des antécédents familiaux devraient commencer le dépistage 5 à 10 ans plus tôt que l’âge recommandé.

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Importance des examens endoscopiques

La gastroscopie est la méthode la plus précise pour détecter précocement le cancer de l’estomac, le cancer le plus fréquent chez les Coréens, et permet une biopsie tissulaire immédiate lorsqu’une anomalie est détectée. Les personnes de 40 ans et plus devraient passer une gastroscopie tous les deux ans, après un jeûne d’au moins 8 heures. La coloscopie est la méthode la plus efficace pour détecter le cancer colorectal et les polypes ; retirer les polypes dès leur découverte permet de prévenir le cancer. Les personnes de 50 ans et plus devraient passer une coloscopie tous les cinq ans, avec une préparation intestinale préalable. Les résultats de l’endoscopie sont disponibles immédiatement, tandis que les résultats finaux de la biopsie tissulaire sont fournis 1 à 2 semaines plus tard.

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Guide des dépistages de santé spécifiques aux femmes

Les femmes ont besoin de dépistages spécialisés selon les grandes étapes de la vie. Dès 20 ans, un dépistage du cancer du col de l’utérus tous les deux ans permet de détecter précocement les cancers et les lésions précancéreuses. Les femmes de 40 ans et plus doivent passer une mammographie tous les deux ans, le cancer du sein présentant un taux de réussite thérapeutique supérieur à 90 % en cas de détection précoce. Celles qui ont des antécédents familiaux ou une forte densité mammaire devraient envisager des échographies mammaires supplémentaires. Les tests de densité osseuse devraient avoir lieu à 54 et 66 ans, car le risque d’ostéoporose augmente après la ménopause et peut être réduit par le calcium, la vitamine D et l’exercice. Les femmes qui prévoient une grossesse devraient effectuer à l’avance un dosage des anticorps de la rubéole et un bilan thyroïdien.

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Guide des dépistages de santé spécifiques aux hommes

Les hommes présentent une incidence plus élevée des maladies cardiovasculaires, hépatiques et pulmonaires, ce qui rend le dépistage régulier essentiel. Les hommes de 50 ans et plus devraient passer un dépistage annuel du cancer de la prostate (PSA), car le cancer de la prostate ne provoque aucun symptôme précoce et n’est détectable que par le dépistage. Les fumeurs ont besoin d’un dépistage du cancer du poumon tous les deux ans, et ceux ayant un tabagisme cumulé de plus de 30 paquets-années doivent passer un scanner thoracique faible dose. Les hommes à haut risque de maladie hépatique doivent effectuer un dépistage du cancer du foie tous les six mois. Pour prévenir les maladies cardiovasculaires, surveillez régulièrement la pression artérielle, la glycémie et le cholestérol ; les personnes de 40 ans et plus devraient passer un électrocardiogramme chaque année et envisager des examens supplémentaires comme une échocardiographie en présence de facteurs de risque.

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Détection précoce et prévention des maladies liées au mode de vie

L’hypertension, le diabète et l’hyperlipidémie sont des maladies chroniques majeures chez les Coréens, et leur détection et leur prise en charge précoces passent par des analyses de sang régulières. Ces affections ne présentent pas de symptômes initiaux, ce qui rend leur détection possible uniquement par le dépistage, et la négligence peut entraîner de graves complications comme l’infarctus du myocarde et l’AVC. Une pression artérielle normale correspond à une systolique inférieure à 120 mmHg et une diastolique inférieure à 80 mmHg. Des valeurs de 140/90 mmHg ou plus indiquent une hypertension, nécessitant un traitement médicamenteux et une amélioration du mode de vie. Une surveillance régulière de la pression artérielle à domicile aide à la prise en charge. Une glycémie à jeun inférieure à 100 mg/dL est normale, tandis qu’une valeur de 126 mg/dL ou plus indique un diabète. Les tests HbA1c reflètent la glycémie moyenne sur 2 à 3 mois et fournissent des indicateurs importants pour la prise en charge du diabète. Les changements de mode de vie pendant l’état de prédiabète peuvent prévenir l’apparition du diabète. Un cholestérol total inférieur à 200 mg/dL et un cholestérol LDL inférieur à 130 mg/dL sont normaux. L’hyperlipidémie provoque une accumulation de graisses dans les vaisseaux sanguins, entraînant l’athérosclérose, et doit être prise en charge par l’alimentation, l’exercice et, si nécessaire, des médicaments. L’obésité est un facteur de risque pour toutes les maladies chroniques. L’IMC normal se situe entre 18,5 et 22,9 kg/m², et un IMC de 25 kg/m² ou plus est classé comme obésité. L’obésité abdominale (tour de taille masculin de 90 cm et plus, féminin de 85 cm et plus) est un indicateur clé du syndrome métabolique qui requiert une attention particulière.

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Informations détaillées sur le dépistage des cancers

Le dépistage du cancer de l’estomac chez les personnes de 40 ans et plus consiste en une gastroscopie ou un transit œso-gastro-duodénal tous les deux ans. La Corée ayant l’une des incidences les plus élevées au monde pour ce cancer, un dépistage régulier est crucial. Le traitement d’éradication de Helicobacter pylori aide à prévenir le cancer de l’estomac. Le dépistage du cancer colorectal chez les personnes de 50 ans et plus comprend un test annuel de recherche de sang occulte dans les selles, et un résultat positif nécessite une coloscopie. Il est aussi possible de réaliser directement une coloscopie tous les 5 à 10 ans. Les personnes ayant des antécédents familiaux devraient commencer le dépistage à 40 ans. Le dépistage du cancer du foie cible les personnes de 40 ans et plus atteintes de cirrhose, d’hépatite B ou d’hépatite C, et comprend une échographie hépatique et un dosage sérique de l’alpha-foetoprotéine tous les six mois. Comme l’hépatite B est une cause majeure de cancer du foie, la prévention de l’hépatite B par la vaccination est importante. Le dépistage du cancer du poumon cible les personnes à haut risque âgées de 54 à 74 ans (antécédents de tabagisme de 30 paquets-années ou plus) avec un scanner thoracique faible dose tous les deux ans. Bien que le cancer du poumon ait un faible taux de survie en raison d’une détection précoce difficile, le scanner faible dose améliore considérablement les chances de traitement grâce à un dépistage précoce. Le dépistage du cancer du sein chez les femmes de 40 ans et plus consiste en une mammographie tous les deux ans. Celles qui ont des seins denses ou des antécédents familiaux peuvent ajouter une échographie mammaire ou une IRM mammaire. Le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes de 20 ans et plus comprend un frottis tous les deux ans.

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Préparation et précautions avant le bilan de santé

Une préparation adéquate avant un bilan de santé est nécessaire. Un jeûne à partir de 21 h la veille de l’examen est requis, avec une consommation d’eau minimale de préférence. Le jeûne est essentiel pour obtenir des résultats précis pour la glycémie et la pression artérielle. Le matin du bilan, évitez l’eau, les boissons, les aliments, les cigarettes et le chewing-gum. Les médicaments essentiels comme ceux de la pression artérielle et du cœur peuvent être pris avec un minimum d’eau, mais cela doit être décidé après consultation médicale. Les médicaments contre le diabète et l’insuline se prennent avec les repas après l’examen. Les femmes devraient programmer leur bilan en dehors des règles, car la précision des analyses d’urine et du dépistage du cancer du col de l’utérus peut diminuer. Les personnes pouvant être enceintes doivent en informer le personnel afin d’éviter l’exposition aux rayons X. Les résultats du bilan arrivent généralement 1 à 2 semaines plus tard par courrier, e-mail ou sur place dans l’établissement. À leur réception, consultez un médecin pour en comprendre précisément la signification et établir, si nécessaire, des examens complémentaires ou un plan de traitement en cas d’anomalie. Conservez les résultats de vos bilans pour pouvoir les comparer d’une année à l’autre. Le suivi des tendances chiffrées permet de détecter précocement les changements de l’état de santé. Les résultats servent aussi de référence lors de consultations dans d’autres hôpitaux.

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Stratégie de prise en charge après le bilan

Lorsqu’une anomalie est détectée lors d’un bilan de santé, des examens complémentaires immédiats sont nécessaires. La plupart des maladies détectées précocement sont traitables, il faut donc réagir activement plutôt que négliger les résultats du dépistage. Pour les cancers en particulier, la détection précoce a un impact décisif sur les taux de survie. Même en cas de résultats normaux, il est important de maintenir de bonnes habitudes de vie. Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, un sommeil suffisant, la gestion du stress, l’arrêt du tabac et une consommation modérée d’alcool sont les bases de la prévention. Les personnes atteintes de maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète et l’hyperlipidémie doivent suivre un traitement régulier et améliorer leur mode de vie. Des visites régulières à l’hôpital pour des examens et des ajustements du plan de traitement selon les instructions du médecin sont essentielles. L’arrêt spontané des médicaments peut provoquer des complications. Soyez particulièrement vigilant en cas d’antécédents familiaux de maladie. Si vos parents ou vos frères et sœurs ont souffert de certaines affections, votre risque personnel est plus élevé, ce qui justifie un dépistage plus fréquent et plus précoce de ces maladies. Les bilans de santé ne sont pas des événements ponctuels, mais une composante à vie de la gestion de la santé. Avec l’âge, leur importance augmente, il faut donc respecter le calendrier prévu sans omission et s’efforcer de maintenir un mode de vie sain.

Questions fréquentes

Combien coûte le dépistage national de santé ?
Le bilan de santé général ne nécessite aucune dépense personnelle, et le dépistage du cancer ne demande qu’une participation de 10 %. Les bénéficiaires de l’aide médicale reçoivent un dépistage totalement gratuit.
À partir de quel âge dois-je commencer la gastroscopie ?
La gastroscopie ou le transit œso-gastro-duodénal est recommandé tous les deux ans à partir de 40 ans. Les personnes ayant des antécédents familiaux devraient commencer plus tôt.
Sur quel pays ce guide est-il basé ?
Ce guide est basé sur le système national de bilan de santé de la Corée du Sud. Veuillez consulter un professionnel de santé pour connaître avec précision les intervalles et les examens à effectuer.