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🏖️ Calculateur de retraite

Calculez combien vous aurez économisé au moment de la retraite, en fonction de votre épargne actuelle, de vos versements réguliers et du rendement attendu.

Épargne à la retraite
Années avant la retraite Épargne actuelle Total des versements Gains d'investissement
GUIDE

En savoir plus

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Comprendre l'épargne retraite : de combien avez-vous vraiment besoin ?

La planification de la retraite en France nécessite une évaluation réaliste de vos besoins futurs. En règle générale, il est recommandé de viser un revenu à la retraite représentant environ 70 à 80 % de votre dernier salaire net pour maintenir votre niveau de vie, la pension de base et la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) ne suffisant souvent pas à elles seules à atteindre ce taux de remplacement, en particulier pour les cadres et les hauts revenus. L'âge légal de départ à la retraite, porté progressivement à 64 ans par la réforme de 2023 pour les générations nées à partir de 1968, ainsi que le nombre de trimestres cotisés (jusqu'à 172 trimestres, soit 43 ans, pour un taux plein) déterminent le montant de votre pension. Utilisez un calculateur de retraite pour intégrer votre âge actuel (par exemple 35 ans), votre âge de départ visé (par exemple 64-67 ans), votre épargne actuelle, vos versements mensuels et un rendement attendu réaliste (souvent 5 à 7 % pour un portefeuille diversifié via un PER ou une assurance-vie). La « règle des 4 % » suggère qu'un retrait annuel d'environ 4 % de votre capital épargné peut être maintenu durablement. Tenez également compte de l'inflation (environ 2 % par an en moyenne à long terme) dans vos projections. Plus vous commencez tôt à épargner, plus l'effet des intérêts composés joue en votre faveur : commencer à 25 ans plutôt qu'à 35 ans, à versement mensuel égal, produit un capital final nettement supérieur.

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Retraite complémentaire et épargne d'entreprise : profiter de l'abondement de l'employeur

En France, la retraite complémentaire obligatoire AGIRC-ARRCO constitue un complément essentiel à la pension de base et fonctionne par points : chaque cotisation salariale et patronale achète des points qui seront convertis en pension au moment du départ. À cela s'ajoute l'épargne retraite d'entreprise, notamment le PER d'entreprise collectif (PERECO, ex-PERCO) et le PER obligatoire, souvent abondés par l'employeur — un abondement pouvant aller jusqu'à 300 % des versements du salarié dans certaines limites annuelles. Il s'agit d'argent quasiment offert qu'il est presque toujours avantageux de capter intégralement. Les sommes versées sur un PER d'entreprise, notamment via l'intéressement et la participation, bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu (mais restent soumises aux prélèvements sociaux) si elles sont bloquées jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi (achat de la résidence principale, invalidité, etc.). Vérifiez régulièrement les frais de gestion de votre PER d'entreprise, car des frais élevés peuvent réduire sensiblement la performance sur le long terme. En cas de changement d'employeur, les droits acquis sur un PER restent portables et peuvent être transférés vers un nouveau contrat.

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PER individuel, assurance-vie et Madelin : les solutions d'épargne retraite privée

Le Plan d'Épargne Retraite individuel (PER), créé par la loi PACTE en 2019, a unifié et remplacé les anciens produits comme le PERP et le contrat Madelin pour les indépendants. Les versements volontaires sur un PER individuel sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel (environ 10 % des revenus professionnels, avec un plancher forfaitaire), ce qui réduit l'impôt pendant la phase d'épargne ; en contrepartie, les sommes sont imposées à la sortie, sous forme de rente ou de capital, selon le régime applicable au moment du retrait. Les travailleurs indépendants disposent également du contrat Madelin (pour les contrats antérieurs à 2019) avec des règles de déduction spécifiques liées au bénéfice imposable. L'assurance-vie reste, en parallèle, le placement préféré des Français pour préparer sa retraite grâce à sa fiscalité avantageuse après 8 ans de détention (abattement annuel sur les gains rachetés) et à sa grande souplesse de retrait. Quelle solution privilégier ? Le PER est particulièrement intéressant pour les contribuables fortement imposés qui anticipent une tranche marginale plus basse à la retraite, tandis que l'assurance-vie offre davantage de liquidité avant l'âge de la retraite. Comparer plusieurs contrats (frais, supports en unités de compte, fonds euros) et solliciter un conseiller indépendant reste recommandé avant de s'engager.

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Retraite de base : âge légal, trimestres et décote

Le régime général de la Sécurité sociale (CNAV) constitue le premier pilier de la retraite pour la majorité des salariés français. Depuis la réforme des retraites de 2023, l'âge légal de départ augmente progressivement pour atteindre 64 ans pour les générations nées à partir de 1968 ; l'âge du taux plein automatique, sans condition de durée de cotisation, reste fixé à 67 ans. Le montant de la pension de base dépend du salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années de carrière, du taux de liquidation (jusqu'à 50 % pour un taux plein) et du nombre de trimestres cotisés, désormais fixé à 172 trimestres (43 ans) pour les générations les plus récentes. Un départ avant d'avoir réuni le nombre de trimestres requis entraîne une décote permanente sur la pension. À l'inverse, poursuivre son activité au-delà de l'âge légal et du nombre de trimestres requis ouvre droit à une surcote, qui majore la pension. Le relevé de carrière transmis par l'Assurance retraite permet de suivre les trimestres déjà acquis et d'obtenir une estimation de la pension future. Il est important de garder à l'esprit que la pension de base seule ne suffit généralement pas à maintenir le niveau de vie antérieur, ce qui justifie de compléter avec la retraite complémentaire et une épargne retraite privée.

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Stratégies de placement pour la retraite : répartition des actifs selon l'âge

Une répartition du patrimoine adaptée à l'âge est déterminante pour la réussite d'une stratégie de retraite à long terme et permet d'équilibrer croissance et risque. Une règle empirique répandue veut que la part d'actions corresponde environ à « 100 moins l'âge » (par exemple, à 40 ans, environ 60 % d'actions et 40 % d'obligations ou de fonds euros) ; compte tenu de l'allongement de l'espérance de vie, de nombreux conseillers recommandent aujourd'hui plutôt « 110 ou 120 moins l'âge ». Dans la vingtaine et la trentaine, une forte part d'unités de compte dynamiques (80 à 100 %) au sein d'un PER ou d'une assurance-vie est généralement justifiée, car il reste suffisamment de temps pour absorber les baisses de marché. Dans la quarantaine et la cinquantaine, de nombreux épargnants réorientent progressivement leurs versements vers des fonds obligataires ou le fonds euros pour réduire les fluctuations. À l'approche de la retraite et au-delà, une « stratégie des trois compartiments » est souvent recommandée : un compartiment en liquidités ou fonds euros pour couvrir 1 à 2 ans de dépenses, un compartiment en placements mixtes pour les années 3 à 10, et un compartiment en actions pour la croissance à long terme au-delà. Une large diversification internationale, via des ETF actions mondiales, réduit les risques liés à un seul pays ou secteur. Un rééquilibrage annuel du contrat aide à maintenir la répartition cible, et il convient d'éviter les erreurs classiques comme la concentration excessive sur les actions de son employeur ou les ventes paniques en période de baisse.

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Frais de santé à la retraite : Sécurité sociale, mutuelle et dépendance

La prévoyance santé est un élément essentiel de la planification de la retraite en France. L'Assurance Maladie (Sécurité sociale) continue de couvrir une partie des frais de santé des retraités, mais le reste à charge — consultations, hospitalisation, prothèses dentaires ou auditives — peut représenter une dépense significative sans une bonne complémentaire santé (mutuelle). Contrairement aux salariés, les retraités ne bénéficient plus de la participation obligatoire de l'employeur au financement de la mutuelle, et les cotisations des contrats individuels augmentent généralement avec l'âge — il est donc utile de comparer les offres et d'anticiper cette hausse de budget dès la préretraite. La dépendance représente un risque financier majeur souvent sous-estimé : le coût moyen d'un hébergement en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) dépasse fréquemment 2 000 à 3 500 euros par mois selon la région, et l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) ne couvre qu'une partie de ces frais selon le niveau de perte d'autonomie (GIR) et les ressources du bénéficiaire. Une assurance dépendance privée, souscrite tôt et en bonne santé (les cotisations augmentant avec l'âge à la souscription), peut atténuer ce risque. Il est recommandé, en plus des cotisations courantes de mutuelle, de constituer une réserve financière dédiée aux dépenses de santé et à un éventuel besoin de prise en charge de la dépendance.

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Stratégies de rattrapage : démarrer tard ou combler un retard d'épargne retraite

Si vous êtes en retard dans votre épargne retraite, plusieurs mesures ciblées peuvent vous permettre de rattraper ce retard de façon significative. Premièrement, exploitez pleinement les plafonds de déduction fiscale de votre PER individuel, qui peuvent être cumulés sur trois ans si vous ne les avez pas utilisés les années précédentes. Deuxièmement, envisagez de racheter des trimestres manquants (études, années incomplètes) auprès de l'Assurance retraite si cela permet d'éviter une décote importante — le coût du rachat doit être comparé au gain de pension obtenu. Troisièmement, envisagez de retarder votre départ de quelques années : chaque trimestre supplémentaire travaillé au-delà de la durée requise ouvre droit à une surcote qui augmente durablement votre pension. Quatrièmement, remboursez en priorité les dettes à taux élevé (crédits à la consommation, découverts), les intérêts économisés équivalant à un rendement garanti difficile à égaler par un placement. Cinquièmement, envisagez de réduire la taille de votre logement avant la retraite : la vente d'un bien immobilier entièrement remboursé au profit d'un logement plus petit peut libérer un capital important à investir. Sixièmement, envisagez une transition progressive vers la retraite via le cumul emploi-retraite ou la retraite progressive. Enfin, un bilan retraite réalisé par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant peut aider à optimiser au mieux les années d'activité restantes.

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Fiscalité de la retraite : comprendre l'imposition de votre pension et de votre épargne

Les pensions de retraite en France (régime de base et complémentaire) sont imposables au barème progressif de l'impôt sur le revenu, après application d'un abattement forfaitaire de 10 % (plafonné chaque année), et sont également soumises à la CSG et à la CRDS, dont le taux dépend du revenu fiscal de référence du foyer. Les versements effectués sur un PER individuel bénéficient, sous conditions, d'une déduction fiscale à l'entrée ; en contrepartie, les sommes sont imposées à la sortie, différemment selon qu'elles proviennent de versements volontaires déduits (imposition au barème pour la part en capital, et prélèvements sociaux sur les gains) ou de versements non déduits (seuls les gains sont imposés). Les gains issus d'une assurance-vie de plus de 8 ans bénéficient d'un abattement annuel sur les rachats (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple) avant application du prélèvement forfaitaire ou du barème progressif. Les revenus du capital hors enveloppe dédiée (comptes-titres ordinaires) sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (« flat tax »). Combiner plusieurs sources de revenus à la retraite — pension de base, complémentaire, retraits de PER ou d'assurance-vie, éventuels revenus locatifs — nécessite de planifier soigneusement l'ordre et le montant des retraits pour limiter l'impact sur la tranche marginale d'imposition. Un conseil fiscal en amont du départ à la retraite permet d'anticiper plus sereinement sa charge fiscale future.

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Retraite anticipée : le mouvement FIRE et l'indépendance financière

Le mouvement « Financial Independence, Retire Early » (FIRE) séduit un nombre croissant d'épargnants en France, avec pour objectif d'atteindre l'indépendance financière dès la trentaine ou la quarantaine grâce à un taux d'épargne très élevé et à un placement discipliné du capital. Les principes fondamentaux sont : un taux d'épargne nettement supérieur à la moyenne nationale (souvent 40 à 60 % du revenu net), un investissement rigoureux dans des fonds indiciels (ETF) largement diversifiés et peu coûteux via un PEA ou une assurance-vie, un mode de vie volontairement sobre, et l'indépendance financière atteinte dès que les revenus du patrimoine couvrent les dépenses courantes. La « règle des 4 % » demeure la formule de référence : lorsque le capital investi atteint environ 25 fois les dépenses annuelles, un retrait de 4 % par an est jugé soutenable sur le long terme. Le « Lean FIRE » correspond à un niveau de dépenses très modeste, tandis que le « Fat FIRE » vise un niveau de vie plus élevé avec un capital cible en conséquence. Des éléments clés incluent l'utilisation maximale des enveloppes fiscalement avantageuses (PEA après 5 ans, assurance-vie après 8 ans), une épargne complémentaire liquide pour couvrir la période avant l'âge légal de la retraite (le PER restant bloqué), ainsi que la constitution de revenus passifs (dividendes, immobilier locatif). Les détracteurs du mouvement estiment que les hypothèses de rendement retenues sont parfois trop optimistes et sous-estiment l'inflation ou les coûts de santé ; ses partisans répondent que l'indépendance financière apporte, indépendamment de l'âge réel de cessation d'activité, une liberté de choix précieuse.

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Sources de revenus à la retraite : construire plusieurs piliers

Une retraite financièrement sereine repose en général sur plusieurs sources de revenus complémentaires plutôt que sur une seule. Le système français combine traditionnellement la pension de base (Sécurité sociale), la retraite complémentaire obligatoire (AGIRC-ARRCO ou régime spécial selon le statut), et l'épargne retraite privée (PER, assurance-vie) — idéalement complétées par d'autres sources. La pension de base et complémentaire fournit un revenu récurrent dont le montant dépend des trimestres cotisés et des points acquis ; poursuivre son activité au-delà de l'âge légal peut l'augmenter grâce à la surcote. Les retraits programmés d'un PER ou d'une assurance-vie constituent souvent le deuxième pilier porteur — selon la règle des 4 %, un contrat de 500 000 € pourrait par exemple soutenir des retraits annuels d'environ 20 000 €. Le cumul emploi-retraite, aujourd'hui facilité par les réformes récentes, permet de percevoir un revenu d'activité en plus de sa pension, tout en maintenant un lien social. Les revenus locatifs d'un bien immobilier entièrement remboursé génèrent un flux de trésorerie stable, souvent partiellement protégé de l'inflation par l'indexation des loyers. Un portefeuille d'actions orienté dividendes procure des versements réguliers sans nécessiter la vente de parts. Les rentes viagères, issues d'un PER ou d'une assurance-vie convertie en rente, protègent contre le risque de survivre à son propre capital. Combiner plusieurs de ces sources réduit le risque qu'une défaillance isolée ne compromette l'ensemble du niveau de vie à la retraite, pour un équilibre plus confortable et plus résilient.